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Bienvenue sur le journal de bord de l'île de Quéménès

  • Patates contre lapinous

    La récolte de pommes de terre de cette année s'annonce compromise. La population de lapins sur Quéménès a fortement augmentée, et du coup nos passagers clandestins s'attaquent aux (délicieuses) pommes de terre, faute d'herbe pour se nourrir. Ils sont nombreux à forcer le passage sous les filets électrifiés, même si ça leur fait un peu mal, parce qu'ils savent qu'ils trouveront de délicieux tubercules de l'autre côté. En 15 jours, la perte est énorme :

    David dans le champ il y a 15 jours, les patates sortent bien.

    Le champ cette semaine : les rangs sont nettement clairsemés.

    Et partout, nous retrouvons des germes déracinés ; le plant a été déterré par les lapins, puis ils l'ont mangé, ne laissant que les feuilles qui sont toxiques pour eux. Malheureusement, la plante ne pourra pas grandir sans la réserve de nourriture que représente le plan, elle va s'épuiser et mourir rapidement.

    Plus les jours passent, plus les dégâts sont importants. Les chasseurs on tué environ 500 lapins par hiver depuis deux ans, mais ce n'est qu'un goutte d'eau par rapport à la population présente sur l'île, et qui ne cesse de croître. L'introduction d'un prédateur tel que le renard ou le furet ne serait pas une solution car ils se délecteraient des nombreux oiseaux qui viennent à Quéménès chercher un endroit tranquille pour nicher.  La saison de chasse est maintenant terminée, et la seule solution que nous ayons pour l'instant est de protéger le champ avec les filets électrifiés que nous a fournie la fédération de chasse ; mais même avec deux rangs successifs, les pertes sont énormes. Les moutons souffrent également car il n'y a plus grand chose à manger pour eux sur l'île, la végétation étant sur-pâturée par les lapins. Nous avons nourrit les brebis tout l'hiver avec les pommes de terre qui nous restaient de la récolte 2014, mais comment ferons-nous cet hiver si nous n'avons pas suffisamment de récolte pour partager les patates avec eux ? Nous avons déjà réduit le cheptel depuis 3 ans de 50 à 35 brebis, mais la ferme ne pourra pas survivre si nous n'avons ni pommes de terre ni agneaux à vendre.

    J'ai mis en rouge ce qui manque d'ores et déjà sur les deux premiers rangs ; d'ici à Août, que restera t-il ?

    Tous les plants devraient avoir la taille de ceux du bas de la photo .

     

     

     

     

     

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  • La saison 2015 est ouverte !

    Nous avons ré-ouvert la maison d'hôte ce vendredi pour la saison 2015. Premier far aux raisins, premières tartines de beurre aux algues, et le plaisir de rencontrer de nouvelles personnes et de partager leurs découvertes ! Chloé et Jules sont ravis de trouver de nouvelles personnes avec qui jouer, et surtout : de manger des papillotes de poulet aux laminaires avec du risotto, ils attendent ça depuis 6 mois !

     

    Le far en fin de cuisson.

     

    Le poêle ronronne.

     

    Le café est prêt.

     

    La chambre du rez-de-chaussée.

     

    La chambre de gauche.

     

    La chambre de droite.

    Mais alors parmi tous les habitants de l'île, ceux qui sont le plus contents du démarrage de cette nouvelle saison, ce sont nos amis à poils et à plumes : il y a enfin des restes à se partager !

    Saison 2015 from Ferme insulaire de Quéménès on Vimeo.

    Dernière minute : Ma formation se termine finalement le 27 mai, nous avons donc pu ouvrir deux nouveaux séjours à la maison d'hôtes de l'île de Quéménès : Du 1 au 3, et du 8 au 10 juin 2015. Renseignements et réservations sur notre site, ou par téléphone au 06 63 02 15 08.

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  • Passe-moi les jumelles

    Le reportage tourné par la RTS en septembre dernier à Quéménès a été diffusé vendredi soir, vous pouvez le visionner ici :

    http://www.rts.ch/emissions/passe-moi-les-jumelles/6745109-prendre-le-large.html

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  • No news, good news.

    Cela fait plus d'un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles, mais rassurez-vous, tout va bien à Quéménès ; cette année 2015 est juste un peu particulière car nous mettons en place une nouvelle activité à la ferme : la culture d'algues sur filières, pour compléter la récolte à pied d'algues de rive que nous faisons déjà. Pour mettre ce projet en place, il faut que je suive une formation professionnelle sur 3 mois, dans le Morbihan, et du coup notre planning est un peu chamboulé, c'est pour cela que nous ne pouvions pas ouvrir la maison d'hôtes en avril et que nous ne ferons que les weekend en mai. Hier, il y avait un article sur notre formation dans le Ouest-France :

    Vous avez vu comme nous avons l'air sérieux ? De vraies bêtes de travail. Nous sommes donc 17 élèves, originaires des Côtes d'Armor, du Finistère et du Morbihan. Max va s'installer en moules, Marie est sur un projet de pompage d'eau de mer, Sébastien et moi travaillons sur des projets d'algoculture, et les 13 autres vont s'installer en ostréiculture. Mais depuis que je leur ai fait goûter le tartare d'algues, ils voient les algues différemment, ce ne sont plus seulement des mauvaises herbes qui les embêtent. Et je ne leur ai pas encore fait goûter le beurre aux algues !

    Sur Quéménès, il se passe aussi beaucoup de choses. Avec l'arrivée du printemps, c'est toute l'île qui reprend vie après le repos hivernal.

    Nous avons planté les (délicieuses) patates fin mars. Nous avons planté 1,9 tonnes de plan de Monalisa dans le champs le plus à l'Est de l'île. La dernière fois que nous avons cultivé ce champ, c'était en 2012. Depuis, le terrain s'est bien reposé, nous l'avons nourri avec le goémon qui s'est échoué sur les grèves de l'île, et il est fin prêt pour nous donner une nouvelle (délicieuse) récolte de patates ! Nous devrions commencer la récolte vers Juillet, si la météo le permet. En attendant, nos deux mécaniciens en herbe étaient passionnés par la planteuse :

    Et voilà, tout est planté ! Il nous faudrait maintenant un petit arrosage pour que les patates sortent bien, parce que pour l'instant, c'est sec de chez sec (comme dit Chloé).

    Il y a des agneaux qui courent partout ! La dernière fois que j'ai essayé de les compter, je me suis endormie à 35 agneaux. Et il y a eu d'autres naissances depuis ! Cette année nous avons eu plusieurs naissances gémellaires, ce qui est plutôt bon signe, cela veut dire que les brebis se sentent bien. Ce sont surtout des agneaux noirs, il y a juste 3 ou 4 gris, et deux chocolats qui font baver Jules : je crois qu'il est persuadé qu'ils sont vraiment en chocolat, comme les lapins qu'il a eus à pâques ! La petite femelle chocolat a perdu sa maman alors qu'elle n'avait qu'une vingtaine de jours. Chloé l'a baptisée "Maronette" et nous craignions qu'elle n'arrive pas à se débrouiller seule, mais elle a su rester avec le reste du troupeau, et elle doit profiter de certaines brebis peut regardantes pour téter un peu de lait... Elle a vite appris à brouter et c'est un très jolie brebis que nous garderons certainement comme mère pour l'année prochaine.

    Maronette, que nous avons marquée pour le repérer plus facilement dans le troupeau.

    On joue à saute mouton ?

    Nous avons récolté des algues pour la table d'hôtes : de la saccharina pour les papillotes de poulet, des haricots de mer pour accompagner la potée de lieu jaune à la saucisse de Molène, de la Dulse, de la Laitue et de la Nori pour faire le tartare d'algues et le beurre aux algues. Une fois rincées, nous les mettons en sachets au congélateur, comme ça nous aurons de belles algues de printemps pour toute la saison.

    Des haricots et de la laitue.

    C'est le doigt de Chloé en haut à droite : ce n'est pas facile de prendre des photos avec le téléphone quand on a de petites mains !

    Toutes ces couleurs, ces goûts et ces textures nous promettent encore de bons petits plats !

    Il y a des oiseaux qui ne se grattent que d'un côté, ce sont les migrateurs. En ce moment, il y en a beaucoup qui sont en escale à Quéménès :

    Pouillot véloce

    Gobemouche noir mâle

    Traquet motteux

    Fauvette à tête noire femelle

    Nous avons observé la première hirondelle de l'année le 6 avril, et avons également pu observer une huppe faciée et un rouge queue à front blanc mâle.

    Il fait tellement beau, que nous en viendrions presque à nous plaindre du manque d'eau. Presque. Parce qu'avec un petit arrosage, les patates sortiraient plus vite, et puis ça remplirait nos citernes parce que, pour l'instant, notre stock d'eau pour la saison estivale n'est pas énorme. Mais avec ce temps, quel plaisir de ressortir les maillots de bain et d'aller à la plage avec les loulous prendre le goûter !

    Je me suis même baignée mercredi soir, toute entière et sans combi, tellement il faisait chaud ! Mon bain a duré en tout et pour tout 45 secondes, mais c'était quand même le premier de l'année !

    Il faut quand même préparer la saison 2015 des chambres d'hôtes ! Il reste des disponibilités pour Juillet et Septembre/octobre ; vous pouvez consulter le planning de disponibilité des chambres ici : planning 2015 et vous pouvez télécharger toutes les infos sur les séjours ici : documentation 2015. En attendant de vous recevoir, nous avons entamé le ménage de printemps dans la maison d'hôtes, et nous sommes même allés chercher la sciure pour les toilettes sèches :

    Voilà, que de bonnes nouvelles ici en somme, croisons tous les doigts pour que nous arrivions à mettre en place notre projet de culture d'algues ! Si cela vous intéresse, voilà le dossier de présentation du projet : Dossier de demande de concession - version finale

    Bon weekend ensoleillé et à bientôt,

    Soizic et David.

     

     

     

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  • Pour que Quéménès n'ait jamais le goût des larmes

    Le soleil se couche sur Quéménès, et l'ambiance est tellement calme et apaisante que personne n'imagine qu'il puisse se passer quelque chose de grave.

    Et pourtant, que se passera t-il si je me coince le bras dans l'arracheuse de patates, qui va nous aider si David fait un malaise ? Et si les enfants font une crise d'appendicite ?

    En premier lieu, nous appelons le SAMU par téléphone au 15, et c'est le médecin régulateur qui décidera quelle procédure sera mise en place en fonction de la gravité de la situation et des moyens techniques à disposition. Si l'hélicoptère est disponible, un médecin peut être posé sur l'île en 20 minutes. Mais si l'hélicoptère est déjà pris sur une autre intervention, ce sont les bénévoles de la Société Nationale de Sauvetage en Mer de la station du Conquet qui transporteront un médecin et le matériel d'urgence sur l'île. Alors pour se préparer au mieux à ces situations d'urgence, l'équipe du canot La Louve vient régulièrement faire des exercices à Quéménès, pour que chacun des équipiers sache où se trouvent les bâtiments, comment conduire le transporteur, où le canot peut-il mouiller, etc.

    Vendredi, c'était exercice d'évacuation d'un blessé de Quéménès, de nuit avec le canot La Louve, et le zodiac Deom Dei :

    Le canot annonce d'abord notre départ au CROSS Corsen (le centre qui coordonne les opération de secours en mer) :

    Puis nous partons. Comme le dit Jules, on se croirait dans un avion entre le cockpit et les moteurs qui rugissent !

    Nous arrivons en vue de Quéménès :

    Les enfants et moi allons débarquer avec les canotiers en zodiac, et nous allons jusqu'à la ferme pour installer notre blessé fictif sur la civière.

    Les canotiers vont ramener le blessé sur sa civière jusqu'à la cale avec notre transporteur électrique, vont l'embarquer sur le zodiac puis le hisser avec la potence à bord du canot de sauvetage. Ce sera la fin de cet exercice. L'équipage va ensuite profiter de la sortie de nuit pour s'entraîner à d'autres manoeuvres avant de rentrer au Conquet.

    David et moi tenons à remercier vivement la SNSM et en particulier l'équipe de la station du Conquet pour veiller ainsi sur nous, et donner bénévolement leur temps et leur énergie pour notre sécurité. Nous n'espérons qu'une seule chose, c'est de ne pas vous revoir avant l'année prochaine (sauf pour le café bien sûr) !

    N'hésitez pas à apporter votre soutien à la SNSM en effectuant un don sur : http://don.snsm.org Un don de 100€ ne vous coûtera que 34 € grâce à la réduction d'impôts.

     

     

     

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  • 40 nuances de gris

    L'île de Quéménès s'est transformée en véritable nursery cette semaine. En quelques heures, plus de la moitié de nos brebis ont mis bas ; un coup de la lune, ou une soirée très très festive pour notre bélier il y a 5 mois ?

    Toujours est-il que des agneaux naissent aux quatre coins de l'île ; des noirs surtout, un ou deux blancs, et, nouveauté 2015, : des gris !

    Ne me demandez pas le pourquoi du comment, je ne saurais pas vous l'expliquer (si quelqu'un a une idée qu'il n'hésite pas à nous en faire part en cliquant sur "écrire un commentaire" en bas de ce message), mais ils sont très jolis.

    Voilà Caradoc, notre bélier, avec une autre brebis qui a eu des jumeaux.

    Ici un petit chocolat, avec sa maman derrière, mais qui deviendra blanc à l'âge adulte.

    Voilà un petit agneau qui a à peine 20 minutes ; il se tient déjà debout !

    Certaines brebis ont un peu de mal à s'occuper de jumeaux, ce qui a été le cas de la petite Grizette :

    Son frère ainé s'est très vite mis sur pieds alors qu'elle était un peu faible à la naissance. Rapidement sa mère et son frère se sont éloignés pour chercher à manger mais elle n'a pas su les suivre. Nous l'avons trouvée très affaiblie après une nuit toute seule dans la prairie, même si sa mère n'était pas loin (on la voit derrière David), elle a du avoir très froid et a manqué de nourriture. Nous l'avons ramenée à la ferme pour la nourrir au biberon et la mettre au chaud, mais elle n'a pas survécu malgré nos soins. C'est malheureusement la loi de la nature, le sélection naturelle, et les enfants l'ont bien compris. Elle n'était pas assez forte pour vivre toute seule donc il fallait mieux qu'elle aille au paradis. Elle a en tout cas laissé de beaux souvenirs aux enfants qui ont apprécié pouvoir caresser sa laine toute douce et lui donner le biberon.

    Les autres agneaux se portent très bien, et d'ici quelques jours, cela fera une bien belle équipe qui courra sur toute l'île ! 

     

     

     

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  • je suis emballée !

    Je viens de rentrer de ma promenade quotidienne. Et comme je ne suis pas mouillée, on peut presque dire qu'il fait beau. Je vous donne la météo parce que chaque fois que je décroche le téléphone, la conversation se finit toujours par "et vous avez quel temps ?", alors comme ça vous n'aurez pas besoin de m'appeler.

    J'ai donc fait mon petit tour pour vérifier que Quéménès flottait toujours, et j'avais pris mon petit sac avec moi parce qu'avec le vent que l'on a depuis plusieurs jours, je me doutais qu'il devait y avoir des surprises d'arrivées. Voilà un petit échantillon de ma collecte sur 500m de chemin :

    une bouteille de lait Anglais (y'en a même encore un peu si vous en voulez)

    Une cartouche de graisse silicone

    Plein de bouteilles : de la Salveta, de l'Ice Tea d'Asie, une lotion que je n'ai pas osé ouvrir, des bouteilles de sodas... A des stades plus ou moins avancés de décomposition.

    Du dentifrice au fluor

    Du collyre

    Les fameux bouchons jaunes que l'on trouve sur les plages depuis de nombreuses années ! Il y en a encore beaucoup à Quéménès.

    Un déodorant pour homme

    Et aussi un balai brosse, des morceaux de caisses en plastique, des restes d'engins de pêche... Mais ce que l'on trouve le plus sur les plages, ce sont des emballages. C'est casse-pieds les emballages ; on en a besoin pour transporter et consommer tout ce qui nous est utile, mais lorsque l'on a finit nos produits, on est bien embêtés. Ca prend de la place et pour la majorité, mis à part les brûler ou les enterrer, il n'y a pas beaucoup de solutions. Du moins, il n'y avait pas de solution parce qu'il y a un homme qui travaille depuis des années sur une idée merveilleuse : produire un plastique qui pourrait remplacer nos emballages à base d'algues et ainsi les rendre compostables. Cet homme (mon héros, mais il ne le sait pas encore), c'est Rémy Lucas, le fondateur de Algopack :

    Imaginez un peu si nous pouvions, une fois nos bouteilles terminées, les placer tout simplement dans notre composteur, ce serait formidable ! Plus besoin d'incinérer du plastique, plus de flacons qui flottent en mer puisqu'ils se dissolveront dans l'eau. Les bénéfices sont énormes pour la qualité de notre environnement ! Pour produire ce matériau à échelle industrielle, il faudra donc des algues en grande quantité, et pour répondre à cette nouvelle demande sans épuiser le milieu naturel, il va falloir cultiver ces algues. Des entreprises y travaillent depuis des dizaines d'années et sont prêtes à se lancer à une production à grande échelle pour répondre à la demande de Algopack. Alors certes, ça va prendre un peu de place en mer pour installer toutes ces filières, et les pêcheurs (amateurs ou professionnels) se plaindront de la réduction de leurs zones de pêche. Pour ma part, je pense au contraire que c'est une chance pour la pêche car ces zones de culture vont créer un milieu favorable au développement de nouvelles chaînes alimentaires et attireront ainsi des poissons sur des zones où ils ne trouvaient pas de quoi se nourrir auparavant. Ces cultures vont en plus permettre de capter des quantité importantes de CO2et de produire de l'oxygène ; vous souvenez-vous de la vidéo que j'avais faite dans notre aquarium où l'on voyait les bulles d'oxygène produites par les algues remonter à la surface ? Vous pouvez la revoir ici : Aquarium à bulles. Et bien les algues brunes nécessaires à la fabrication du plastique Algopack fonctionnent de la même manière. Une tonne d'algues sèches auront capté près d'une tonne de CO2 pendant leur croissance (source Algopack) !

    Donc jusqu'à présent je vous faisais l'apologie des algues pour notre alimentation*, maintenant je vais en plus vous bassiner avec les emballages à base d'algues ! Les conséquences de cette découverte sont énormes pour la qualité de notre environnement mais également pour les opportunités économiques qu'elles offrent aux régions côtières, qu'en pensez-vous ? Est-ce que cette idée vous plaît ?

    Vous trouverez beaucoup d'articles et d'interviews sur le site d'Algopack http://www.algopack.com/ et sur leur page facebook : https://www.facebook.com/Algopack

    * J'ai goûté hier soir la raclette au tartare d'algues. A la place des oignons et des cornichons, j'ai mis du tartare sur ma (délicieuse) patate, c'était excellent !

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  • Grande marée de février

    Samedi les coefficients de marée étaient très élevés puisqu'ils atteignaient 118 sur un maximum de 120. Quéménès passe alors d'une trentaine d'hectares à marée haute... à près de 350 hectares à marée basse ! Sur la carte ci-dessous, c'est toute la zone en vert qui était découverte :

    C'est au Nord de la maison que c'est le plus impressionnant car tout le plateau rocheux de la pointe Ouest de Quéménès au Nord du Lédenez se découvre. Voici deux photos prises de la ferme en regardant vers le Nord. J'ai pris la première à 14h06, juste après l'étale de basse mer, puis j'ai pris celle du bas à 19h23, sur l'étale de haute mer :

    Au niveau de la cale, notre fier C'hrommig était bien au sec à 14h :

    A 19h, la cale était presque toute entière sous l'eau et C'hrommig devait avoir presque 6 mètres d'eau sous sa coque.

     

     

     

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  • Nous jouons à cache-cache

    Et c'est Arméri qui a gagné :

    Jeune phoque gris d'un mètre de long qui est venu se reposer sur Quéménès.

    Arméri est un jeune phoque gris, ils sont une demi-douzaine à être nés cette année dans l'archipel. Les femelles vont allaiter les petits pendant 3 semaines seulement, et ils devront ensuite se débrouiller pour chasser leur nourriture : principalement des poissons, mais également des crustacés et des mollusques. C'est une période difficile pour eux car en plus de devoir apprendre à chasser, c'est la saison des tempêtes avec ses fortes houles. Il n'est donc pas rare de voir des jeunes s'échouer volontairement sur les îlots de l'archipel pour se reposer, et laisser le mauvais temps passer avant de repartir en mer.

    Les phoques sont des animaux très curieux et il n'est pas rare de les voir venir à notre rencontre, comme hier soir, lorsque nous rentrions des courses :

    Qu'est-ce que vous avez acheté ?

    Ce matin, David s'est retrouvé nez à nez avec Arméri et celui-ci s'est gentiment laissé photographier sous toutes les coutures :

    Mais il faut rester vigilants car, même s'ils ont l'air plutôt placides, les phoques restent des animaux sauvages, particulièrement bien équipés pour déchiqueter les chairs :

     

     

     

     

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  • Mon Valentin

    Pour la saint Valentin sur Quéménès, pas de fleurs, de cartes, de chocolats, de ciné ou de resto en amoureux (même si j'aurais adoré tout ça !)... Mais une petite douceur, toute poilue :

    Bienvenue petit Valentin, premier petit agneau de l'île de Quéménès de l'année 2015 !

     

    Et en bonus, mon petit berger qui a eu 3 ans le 12 février :

     

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