J’aime bien quand vous me racontez l’arrivée de vos colis… J’aimerais être une petite souris pour vous voir en train d’ouvrir les boîtes et découvrir le contenu !!!
Bon et alors, puisque vous aimez bien quand je vous raconte mes mésaventures, ben j’en ai une bonne à vous écrire en attendant que Choupette se réveille et que l’on aille se promener.
J’ai eu une autre vie avant d’être la fermière la plus célèbre de l’archipel. Et oui.
Dans ma vie précédente, j’étais éducatrice en milieu marin dans les centres de classes de mer du Finistère. C’était bien ; on faisait du bateau, on allait à la pêche, on se posait plein de questions auxquelles on cherchait des réponses dans les livres… tout ça, tout ça. Mais le statut était un peu précaire, et la saison des classes de mer de moins en moins longue dans les centres. Alors j’avais décidé de m’installer à mon compte, dans une coopérative d’activités et d’emplois (www.chrysalide.coop). J’ai créé Skol an Moused, l’école des moussaillons et j’intervenais dans les différents centres bretons en fonction des besoins. Quand je me suis installée, j’avais plein d’activités à mettre en place, alors je me suis achetée une imprimante-scanner-photocopieuse pour m’assister. Une Epson Stylus DX 5000. Ouaaaaaah….
(elle était vendue sans la poussière, c'est moi qui l'ai rajoutée...)
Je l’ai aimée tout de suite quand je l’ai vue dans le magasin : son style, sa forme, ses boutons … Et pas une seule fois elle n’a failli à son devoir, imprimant page après page sans relâche. Quand nous avons déménagé pour Quéménès, elle ne s’est même pas plainte de l’atmosphère humide ou du changement de documents à imprimer. Parce qu’imprimer des factures et des contrats de réservation, c’est beaucoup moins drôle que les petits animaux du bord de mer, il faut le savoir.
Hier soir, nous étions toutes les deux en train de faire des photocopies, quand son indicateur de changement de cartouche s’est allumé. C’est bizarre, ça ne fait pas longtemps que je les ai changées… bon, j’appuie pour qu’elle me montre quelle cartouche changer, et là : elle me montre les 4 cartouches. Oh ben je dis : toi alors, tu serais un peu gourmande par hasard ? Bon, je change les 4 cartouches. Et là, rebelote. Oh ben non alors ! Faut pas rigoler quand même. Je clique sur l’ordi, diagnostique de l’imprimante, et là vous savez ce qu’il me dit : l’imprimante ne reconnaît pas les cartouches. Des cartouches toutes neuves ! Et des Epson en plus ! Je ne dis pas que je ne lui ai jamais mis une sous-marque pour économiser quelques sous, mais là, c’étaient des vraies Epson en plus ! Bon, il me reste des vides que je n’ai pas encore amenées à la déchetterie, alors je me dis, je récupère l’encre des cartouches neuves, et je mets dans les anciennes, ni vu ni connu !
C’est pour ça qu’il est écrit sur les cartouches qu’il ne faut pas essayer de les remplir soit même.
J’ai commencé par la bleue, parce que j’aime bien le bleu.
Les points bleus sur l’escalier n’étaient pas là avant que je n’entame cette manipulation.
Normalement, là vous commencez à vous marrer. De toute façon, je ne vous raconterai pas tout dans les détails, et je ne vous montrerai pas non plus de photo de ma tête quand ça a giclé partout. Et quand je dis partout, c’est vraiment partout. Remarquez, au moins mon bureau n’a jamais été aussi propre (vu que j’ai dû tout essuyer dare dare avant que l’encre ne sèche).
Bien sûr, mon homme est rentré sur ces entrefaites (j’avais quand même eu le temps de m’essuyer la figure). Moqueries.
Pour qu’il puisse se rendre utile, je lui demande s’il peut chercher sur Internet une solution, voir si d’autres personnes ont déjà eu ce problème (non, pas les cheveux bleus, l’imprimante qui ne reconnaît pas les cartouches…) et là le verdict tombe. C’est la fin pour ma DX, c’est une maladie incurable qui touche les Epson de son espèce, il n’y a plus rien à faire. Snif.
Résultat de la journée : nous n’avons plus d’imprimante, et mon évier est bleu.
Du coup, j’arrête le jet d’encre (hi hi hi !), et j’ai commandé une petite laser monochrome qui devrait arriver lundi.
Allez, arrêtez de vous moquer et retournez travailler maintenant. Si vous êtes gentils, je vous raconterai l’histoire du mystérieux colis de Madame D. de Groix.
Soiz’&Co.
PS : finalement, on ne va pas demain à Molène parce que là, c'est la grosse tempête. On ira Lundi poster les derniers colis. Si vous voulez commander des colis qui arrivent à temps pour Noël, je ne peux plus faire de colis avec tomme et saucisse parce que je n'en ai plus, par contre je peux toujours envoyer des colis de 4 Kg de pommes de terre (dans un joli sac) pour 21€, que vous réglez par Carte Bleue sur notre site. Il suffit que vous m'envoyiez un mail à info@iledequemenes.fr et je vous envoie la marche à suivre.