Une deuxième page de nos carnets 2013 :
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Une deuxième page de nos carnets 2013 :
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En début de saison, je vous avais montré le sac à dos que nous mettions cette année à disposition des hôtes pendant leur séjour : nouveauté le sac à dos garni
Et dans ce sac, nous avions glissé un carnet, pour que chacun puisse laisser une trace de son séjour...

Ces carnets aujourd'hui complétés des messages des hôtes sont de véritables trésors tant les talents de chacun ce sont exprimés sur le papier. Nous avons décidé de les partager cet hiver avec vous, en souvenir de cette saison 2013, et pour essayer de vous montrer un tout petit bout de ce que nous avons la chance de vivre au quotidien à la maison !
Chaque semaine, nous publierons quelques unes des pages de ces carnets ; nous ne pourrons pas tout publier, mais voilà quelques uns des moments privilégiés de Quéménès :
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Cette année 2013 marque le 5Oème anniversaire de la sortie des Tontons flingueurs ; alors lorsque nous avons eu l'occasion d'offrir à Jules une nouvelle raison d'hurler Gaston un petit compagnon, nous avons choisi de rendre hommage à cette œuvre culte du cinéma Français. Je vous demande d'accueillir avec un tonnerre d'applaudissements :
Fernand (de Quéménès)
C'est un petit cochon vietnamien, comme Gaston. Il n'a que deux mois et devrait rapidement atteindre les proportions de son aîné :
Avant - Après.
Au premier abord, Gaston n'a pas été emballé par ce petit énergumène, notamment lorsque Fernand a essayé de lui lécher les tototes, mais je crois que Gaston a bien réussi à se faire comprendre, et Fernand n'est pas prêt de retenter l'expérience. Comme quoi, l'éducation, c'est pas si compliqué. Ils partagent tous les deux la même chambre, même si pour l'instant Gaston garde la plus grosse couette botte de paille, Je suis sûre que Fernand saura vite se faire sa place.
Vous allez me demander pourquoi nous ne lui avons pas ramené plutôt une demoiselle, alors d'abord parce qu'il n'y avait plus que des mâles chez l'éleveur (c'est une excellente raison, avouez-le) et ensuite, Gaston n'aurait de toute façon pas pu faire grand chose avec cette demoiselle puisqu'il a été dépourvu de ses attributs étant petit.
Et pour le plaisir, une petite réplique de l'oncle Fernand :
"l'homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois" Lino Ventura, Les Tontons flingueurs (1963), écrit par Michel Audiard.
Pour le plaisir, vous avez un beau florilège des répliques cultes ici : http://fr.wikiquote.org/wiki/Les_Tontons_flingueurs
Notre Petit Jules est un grand garçon maintenant. Il aura deux ans en février mais porte déjà les vêtements de sa sœur (qui a 4 ans). Lorsque les oies passent devant lui, bien qu'elles soient quasiment aussi grandes que lui et fassent bien plus de bruit qu'il n'en fait lorsqu'il joue avec Chloé, cela ne l'impressionne pas du tout, et il les observe avec passion. Et c'est parfois long la passion, quand une quinzaine d'oies défilent devant lui en parade.
Jusque la semaine dernière, nous le trouvions super courageux notre Petit Jules. Jusqu'à ce fameux soir où nous étions tranquillement en train de dîner tous les quatre. Tous se passait bien, chacun étant concentré sur son assiette de frites pour ne pas se la faire piquer par son voisin, quand Ti'Jules s'est mis à hurler. Avec grosses larmes et tout et tout. Nous avons d'abord pensé à une brûlure fritesque (la frite peut être sournoise car elle fait croire qu'elle est tiède en surface alors qu'à l'intérieur elle est encore brûlante) mais après avoir goûté dans son assiette, non non, elles étaient toutes à bonne température (et délicieuses). Mais les cris et les pleurs ne cessaient. C'est alors que Chlo nous a fait remarquer : "Oh, regardez la petite souris, elle se promène sur le tapis", et là, les cris repartent de plus belle, avec grosses larmes et tout et tout, impossible à consoler tant que la petite souris n'était pas repartie dans son petit trou. Nous avons donc dû nous rendre à l'évidence : notre Grand Jujules a peur des petites bêtes (mais pas des vilaines oies).
Pour motiver les enfants à sortir se promener, surtout les jours de pluie (c'est à dire presque jamais), rien de tel qu'une bonne chasse aux trésors. Et l'avantage, lorsque l'on a la mer à 360°, c'est que des trésors, il en arrive tous les jours ! Malheureusement, la mer est encore une poubelle et devrait l'être encore longtemps si l'on en croit les estimations faites par les scientifiques de la quantité de déchets qui s'y trouvent. Sur Quéménès, ce sont entre 10 et 15 mètres cubes de déchets que nous ramassons chaque année. Et encore, bon nombre repartent avant que nous ayons eu le temps de les ramasser. Certains déchets peuvent nous être utiles, comme ces palettes qui serviront à construire un enclos à moutons :
Mais à plus de 95% ce sont surtout des bouteilles qui atterrissent sur l'île :
Nous stockons ces déchets pendant l'année dans des bigbags de chantier, et en Novembre, le Parc Naturel Marin d'Iroise affrète la barge de Iroise mer pour venir récupérer ces bigbags et les envoyer en déchetterie sur le continent.
Qui s'est glissée dans cette photo :
J'ai plein de trucs à vous raconter, mais pas le temps de les écrire (j'ai demandé un nègre au Père Noël. Une esthéticienne, un masseur Kinésithérapeute et une baby-sitter aussi). Mais ne vous inquiétez pas, tout va bien, c'est juste qu'entre la comptabilité, la saison 2014 à préparer, le concours de photos et Noël qui arrive à grands pas, les moutons, les déchets, les courses... Les journées passent très très vite. Mais j'essaie de vous raconter tout ça rapidement. Et puis j'ai deux surprises, une pour vos cadeaux de Noël et une qui va vous faire craquer alors ne vous éloignez pas trop !
A très vite,
Soizic.