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Le supplice de l'oie

Ah, quelle chance nous avons de vivre à la campagne, entourés de tous ces gentils animaux. Et puis en plus, on n'est pas embêtés par les voisins. Par le camion poubelle non plus, me direz-vous. Ça, c'est la théorie. Dans la pratique, il faut que je vous révèle aujourd'hui à quoi ressemble une nuit d'été à Quéménès. Normalement, à la fin, vous irez embrasser vos voisins bruyants, et vous remercierez même le chauffeur du camion poubelle de faire une marche arrière juste sous votre fenêtre.

Donc il était une fois, un jeune couple (on n'a pas dit que tout devait être vrai) harassé de fatigue après une dure journée de labeur. Après avoir couché leurs deux petits monstres amours, nos deux héros s'apprêtent également à sombrer dans le plaisir d'une douce nuit réparatrice. C'est l'été, il a fait un temps splendide toute la journée, et nos deux protagonistes décident de laisser la fenêtre ouverte pour rafraichir leur chambre, et profiter du chant des oiseaux.

Ils sombrent lentement dans les méandres de leurs songes, quand soudain : "POUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIC*". L'une de leurs gentilles oies décide de leur souhaiter bonne nuit. Notre héroïne s'élance telle Xéna la guerrière sur la poignée de la fenêtre pour couper court à ces démonstrations d'affection, et se rendort tranquillement.

A 1h32, il fait chaud sous la couette. Un petit courant d'air serait le bienvenu. Je tends le bras pour rouvrir la fenêtre, et avec toute la délicatesse qui est mienne au milieu de la nuit, ouvre la battant. J'ai immédiatement entendu ce bruit de plume qui permet à mon radar de déterminer que, oui, les oies sont encore en train de dormir sous notre fenêtre. Avec un peu de chance, elles sont aussi crevées que nous et n'ont même pas entendu la fenêtre s'ouvrir. Une minute passe, j'y crois. Mon cerveau me dit que l'on a gagné, et que l'on peut reprendre notre rêve là où nous l'avions laissé. Je retrouve Georges Clonney dans la salle de garde de l'hôpital, "POUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIC". Je les exècre.

J'ai refermé la fenêtre, non sans un juron bien senti à base de volatiles et de dinosaures. Non mais.

2h47. Il fait chaud là. En plus, j'ai envie de faire pipi. Mon cerveau diabolique met au point une diversion à base d'allumage de lumière dans les toilettes pendant que j'ouvrirai en douce la fenêtre de la chambre. Les affreux volatiles n'y verront que du feu, et je pourrais enfin dormir au frais.

2h49. J'ai fait ma petite commission et j'ai ouvert la fenêtre ; elles n'ont rien entendu, trop occupées à regarder pourquoi la lumière du bas était allumée. Ah ah ah, j'ai à peu près le même regard que Cortex quand il est à deux doigts de conquérir le monde.

2h53. Il y en a une qui n'arrive pas à se rendormir et qui vient de décider de prendre un bain dans l'auge située... sous notre fenêtre. Vous n'imaginez pas le bruit que peu faire une oie quand elle se baigne. Je suis démunie.

4h18. A cette heure-ci, tout le monde dort. Sauf moi, parce que j'ai trop chaud. Je connecte deux neurones : celui de mon bras, et celui que j'ai hérité d'un lointain ancêtre caméléon pour ouvrir la fenêtre sans bruit.

4h21. "POOUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIC". J'y ai cru. Je vous assure que j'y ai vraiment cru.

12h36. Plat du jour : oie rôtie.

 

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Commentaires

  • Non, pas ça ! Vous avez essayé les boules Quiès ? Et puis la nuit une oie dans son lit c'est peut-être affectueux comme un chat ! Je lance une pétition " Sauvons Gudule " car elle s'appelle Gudule non ?

  • C'était de l'humour Josette, il ne faut pas prendre tout ce que j’écris au premier degrés...
    Bises

  • Nous cette nuit ce sont les fouines qui ont fait un ramdam du tonnerre sous les toits. Un vrai déménagement

  • Ça va être plus difficile à faire rôtir. Bisous

  • Je vous recommande aussi le djembé tous les soirs 4 h d'affilé pendant 1 mois, là on attaque le 2 éme mois. Sauf que moi, je ne peux pas le faire rôtir.
    Peut être que je préfèrerais l'oie, lol

  • Pourvu que les oies ne se mettent pas au djembé !

  • Hahha, on dirait mes dernières nuits chez mon amie, grand-mère de deux petites filles adorables quand elles dorment enfin, ce qui peut-être vers 5h du matin......

  • L'idée d'une pétition est aussi de l'humour !
    Bonjour à Gudule et ses copines, Bises aux quatre humains.

  • Et les hérissons... ? Pas mal non plus !!!
    On dirait des chats qui se battent, sauf que pour eux ce sont les préliminaires amoureux ^^
    Et le pire, c'est quand vous sortez (en tenue d'Adam) et que vous posez le pied dessus, parce que vous n'aviez pas vu qu'il était juste devant la porte !
    Heureusement que ça ne dure pas dans le temps.
    Dans le même ordre, mes parents ont loué une charmante case à La Réunion, proche de la nature, Mais pour ces 2 mois passés près de la famille, même les boules dans les oreilles n'ont pas eu raison.... du chant d'Amour des grenouilles dans les eaux voisines !
    Nous en avons bien rigolé à leur retour, eux moins.... Je ne comprends pas pourquoi ?
    Au fait : quand Gudule prend son bain de minuit.... ça ne donne pas envie de retourner au pipiroom ? ^^
    Pour leur couper l'envie de recommencer, vous ne pouvez pas vous débrouiller pour les empêcher de dormir dans la journée ?

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