Manque plus que le camion !
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Autant le coup de houle de Janvier avait apporté pas mal de galets tout autour de l'île, autant celui-ci a plutôt dégraissé l'ensemble de la côte de l'île : nous avons mesuré entre 1 et 5 m de recul du littoral en fonction des endroits !
Le principal, c'est que ni la ferme, ni la cale n'ont été abîmés ; à aucun moment, même au plus fort de la houle, la ferme n'a été en danger. Par contre, d'un point de vue naturel, la côté a énormément souffert. Je n'ai pas encore fait tout le tour de l'île, mais voilà déjà quelques photos des endroits qui ont le plus souffert :
Avant notre départ :
A notre retour :
Aujourd'hui il va falloir qu'il ramène des galets parce que le cordon de galets a reculé de plusieurs mètres et il y a du coup une marche au bout de la cale !
L'une des protections de poteaux de la cale a cédé sous la force des cailloux projetés par les vagues :
Le panneau du Conservatoire du Littoral a de nouveau disparu, et quelques milliers de galets avec lui.
Nous descendons tant bien que mal pour rejoindre le chemin qui mène à la ferme. Première surprise :
Nos clôtures servent de séchoirs à algues. Il y a des algues jusqu'en haut du grillage qui mesure 120 cm !
Ce devient compliqué de marcher avec les loulous, il y a des algues et des galets qui sont passés par dessus le cordon de galet et qui entravent le chemin :
Nous arrivons à la ferme. Nous avions sorti C'hrommig de l'eau avant de partir pour être tranquilles. Lorsque nous avons vu les prévision météo, nous avions appelé notre Pig-Sitter pour qu'il jette le mouillage de C'hrommig le plus loin possible à l'intérieur de l'île, au cas où la houle monterait jusque lui. Nous avons bien fait, C'hrommig a avancé de 5 mètres et se trouve maintenant au milieu du chemin :
A la ferme tout va bien. Tout les animaux sont là et il n'y a pas de dégâts sur les bâtiments. Nous continuons notre tour vers l'Ouest. La quantité d'algues qui est montée sur l'île est impressionnante et surtout, elles sont arrivées bien plus loin à l'intérieur de l'île que nous ne l'avions jamais vu :
Regardez les algues posées sur le muret !
A l'arrière plan de la photo du haut, Molène est toujours là mais a eu beaucoup plus de dégâts matériels que nous.
Qui a tiré la chasse ?
La tâche brun clair au milieu des algues, c'est le tas de compost de nos toilettes sèches...
L'hiver dernier nous avions remonté un abri de goémoniers avec les enfants pour faire un point d'observation des oiseaux mais les vagues ont déferlé jusque lui...
Les carnets de Quéménès que le Conservatoire du Littoral et EDF offrent à tous les hôtes de la ferme vont devenir collectors : l'épave du chalutier qui se trouvait à l'Ouest de l'île s'est déplacée d'une bonne cinquantaine de mètres et se trouve maintenant au Sud Ouest ! Il y a pourtant quelques kilos de ferraille à soulever...
Et quelques ganivelles ont été emportées :
Voilà pour l'instant. Il n'y a donc rien de grave pour nous, par contre le milieu naturel a pris un sérieux coup. Nous verrons bien au printemps ce qui en ressortira ; est-ce que les arméries et les choux marins vont réussir à repartir ? Les sternes vont-elles revenir sur le cordon de galets ? Nous verrons tout cela dans quelques mois. En attendant, nous essuyons ce soir une nouvelle tempête avec des vents de force 10 d'annoncés mais nous n'avons pas eu le temps d'aller voir si toutes les brebis étaient encore au Lédenez. Dès que cela se calmera, nous irons voir si elles n'ont pas été emportées par les vagues.
Nous sommes rentrés Dimanche de nos vacances en Corse. Nous avons marché, patouillé, lugé, grimpé, escaladé, vomi dans la voiture, roulé à 35Km/h pendant 2h30 (sans croiser une seule voiture), rencontré les locaux, découvert la forêt, regardé la machine à laver tourner, trouvé des plages dignes des caraïbes, fait 30km pour trouver des cartes postales, vomi dans l'avion, dégusté la Pietra et les cochonailles... Vive les vacances !
Petit tour en photos :
Le premier jour, nous sommes descendus sur une petite plage et Jujules arrive vers nous tout content en nous montrant ça dans sa petite main :
" Hé galet i é tout mou !" (traduction Jujules-Français : le galet est tout mou !)
Sinon cette mer qui ne monte pas et qui ne descend pas non plus, c'est quand même perturbant. Plus d'une fois avec David nous nous sommes dits : "tiens, ça doit être super joli là à marée basse...". Ben on attend encore pour le voir.
Mais il est temps de rentrer et de voir ce que cette nouvelle tempête nous a réservé.