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  • Y'a des jours comme ça... (avec résultat du concours)

    Où dès le réveil, t’as comme une prémonition : tu ne saurais pas donner les chiffres du Loto, mais tu sens que la journée va être compliquée, très compliquée. Ben ce matin, j’ai tout de suite senti que ça allait être difficile (mais aucun chiffre entre 1 et 49 ne m’est apparu).

    Déjà, se lever alors qu’il fait encore nuit noire, c’est pas facile. J’aime bien, quand je me lève, que le soleil en fasse autant, ça évite d’allumer les lumières, de se taper les orteils contre les meubles, ce genre de choses. Mais depuis quelques jours, quand je me lève il fait nuit, et ça, ça n’aide pas à se réveiller.

     

    Galère n°1 : en lisant le journal sur l’ordi ce matin, j’apprends que La Poste a décidé de ne plus indemniser les colis livrés en retard à 100% mais à 25% quand ils sont livrés à J+3, à 50% à J+4 etc.…

    Grrrrrrrrr.

     

    Galère n°2 : Alors aujourd’hui, c’est jour des arrivées à la chambre d’hôtes plus courses pour 15 jours. Mais vu qu’en ce moment c’est les grandes marées, il n’y aura plus d’eau sous le bateau en début d’après-midi donc une fois que David sera revenu de Molène avec les hôtes (5 adultes et 2 enfants), il repart aussitôt faire les courses avant que la bateau ne s’échoue. Ca veut dire que bibi sera toute seule pour accueillir les gens, faire la visite de la ferme et préparer le déjeuner. Facile, tranquille, pas de panique, ça roule.

    Pour gagner du temps, je commence à préparer mon repas pendant que Dave est parti à Molène.

     

    Galère n°3 : Y’a pas d’œufs dans le poulailler, et c’est far aux raisins en dessert. Enfin si, y’a bien des œufs mais ils sont sous une de nos poules qui couve depuis 2 mois et demi un œuf en bois, et qui, je ne sais comment, a réussi à faire pondre les copines dans son nid. Faut croire que couver un œuf factice pendant deux mois et demi n’est pas une cause d’exclusion chez les poules puisque les copines sont venues pondre chez elle. Je n’ose pas imaginer ce que Loana serait devenue dans le loft si elle avait couvé un œuf en bois…

    Donc sur les 6 œufs de notre poulette, 5 étaient bons à jeter. Ca ne va pas être facile pour faire le far.

     

    Galère n°4 : Dave appelle :

    « -Tu vas rire, la poste ne prend pas nos colis aujourd’hui…

    -         ???

    -         parce que le vendredi, le bateau ne va pas jusqu’à Brest mais s’arrête au Conquet, et y’a personne pour venir chercher les colis au Conquet.

    -         Re ???

    -         Du coup, je repars avec mes 70kilos de patates pour les poster depuis le bureau de poste du Conquet quand je partirai faire les courses. »

    Un jour, je vous raconterai toutes nos aventures avec La Poste (dont celle où ils nous demandaient 4000€ pour ouvrir un compte pro chez eux), vous verrez, on va bien se marrer. Mais pas là, là ça m’exaspère.

     

    Bref, je prépare mon risotto pour 8, mes papillotes de poulet pour 8, le café pour 5  (vous ne suivez pas : y’a deux enfants (boivent pas de café les enfants) et moi je n’aime pas le café), les biscuits pour 12 (enfants comptent double, femme enceinte compte triple), les serviettes de table, et tout et tout.

     

    Galère n°5 : le téléphone sonne. En version courte, le couple qui devait venir a loupé le bateau et ils sont toujours au Conquet.

    Pas de panique, on respire. Fiouuuuuuu.

    Heureusement, c’est jour des courses, David pourra les prendre au Conquet cet après-midi en rentrant.

     

    Galère n°6 : David appelle (je commence à haïr ce téléphone) :

    « - Tu vas rire, il me manque la famille, ils ne sont pas à Molène.

    (Je le savais, j’aurais dû rester sous la couette)

    Après vérifications, effectivement, ils n’avaient jamais confirmé leur réservation. Donc c’est normal qu’ils ne soient pas là. Là pour le coup, c’est de ma faute, j’aurais du vérifier les confirmations de réservation.

     

    Donc du coup, ce midi, Monsieur Rolland et moi nous avons déjeuné en tête à tête un repas prévu pour 8.

    On n’a pas réussi à tout finir.

     

    Et là, je croyais que c’était fini mais je viens de recevoir deux coups de fil qui ont mis fin à tous mes espoirs :

    1)      je me fais enguirlander, mais je n’ai pas compris pourquoi. Une commande passée le 27 septembre et qui part aujourd’hui, je trouve ça pas mal comme délai quand même, surtout quand on sait que le colis arrive d’une île presque déserte… Enfin bon, comme le disait ce charmant monsieur : « y’a pas de problème alors !!! ». Ben non, que des solutions.

    2)      C’est Mondial Relay qui appelle pour dire qu’un de nos colis est détérioré, et qu’ils ne peuvent pas le livrer. Bon, je vais appeler le client pour le prévenir qu’on en fait partir un autre au plus vite : « le numéro que vous avez demandé n’est pas attribué »…

     

    Grrrrrrrr.

    Le prochain qui m’appelle, il a intérêt à avoir des bonnes nouvelles.

     

    Bon allez, y’en a quand même des bonnes nouvelles, faut pas être rabat-joie.

     

    La première, c’est que pour son birthday, Dave a eu droit (en plus de vos gentils messages) à une jolie houle en fin de journée qui lui a permis d’aller surfer entre deux patates :

     

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    Ah non, là c’est quand il a loupé son coup ; attendez, je cherche la bonne photo (hi hi hi !), et voilà Dave en train de surfer pour son Birthday :

     

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    Ooooooooh !

    Et il y avait du monde au balcon pour applaudir :

     

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    La deuxième bonne nouvelle, elle est pour Danièle Bighelli qui remporte notre concours de la grosse patate avec son estimation à 652g car notre grosse patate pèse :

     

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    Vous êtes pour la majorité bien en dessous quand même… Mais vos recettes m’ont donné plein d’idées, et j’ai hâte de les tester. La prochaine fois, on écrira un livre collectif des recettes de la patate de Quéménès. Et ce sera un best seller, et on sera tous mondialement connus comme « le club des patates de Quéménès ».

    Bravo à Danièle ; envoyez-moi votre adresse postale sur info@iledequemenes.fr pour que je puisse vous envoyer votre colis au plus vite !

     

    Sur ce, Dave rentre des courses, il faut que j’aille l’aider à décharger. Il ne manquerait plus que je glisse sur la cale et que je tombe à l’eau pour achever cette merveilleuse journée ! Allez, on touche du bois et de la peau de singe.

     

    Grosses bises à tous,

    Soizic.

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  • Et à l'aube de ses 35 ans...


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    Il triait des patates.

    Il y a 35 ans, le petit David voyait le jour à Bagnolet, dans le 93, bien loin de la mer et des patates. Et qui eût cru alors, que ces deux choses (et moi), 35 ans plus tard, feraient partie intégrante de ses jours, et de ses nuits ? Personne, enfin je crois (si tu t’en doutais alors, il faut qu’on parle ; j’aimerais discuter Loto avec toi). Et certainement pas sur une petite île presque déserte tout au bout de la Bretagne.

    Et comme j’habite avec lui sur cette petite île presque déserte, ben je n’ai pas pu lui acheter son cadeau. C’est pas bien, je sais, mais c’est un peu technique comme cadeau et je n’ai rien trouvé sur la grève qui puisse faire l’affaire, alors il va falloir qu’il patiente (et vous aussi) jusqu’à mon prochain tour sur le contient (le 18 octobre, c’est pas demain quoi) pour découvrir ce superbe cadeau.

    Quoi qu’il en soit, Joyeux Anniversaire mon bidou !

    Donc aujourd’hui, c’était triage de patates et récoltage de patates.

    Ooooh, les belles patates !

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    Nous avons eu un sacré coup de main la semaine dernière de copains qui sont venus nous aider, ce qui nous a permis de bien avancer sur la récolte. Un grand Merci à Hélène, Fanch, Fred et Henri pour leur aide.

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    Grâce à eux, nous avons fini le grand champ ; du coup, ce sont les mouts qui sont contents parce qu’ils peuvent aller y glaner les patates qui restent :

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    Il reste ce soir 25 rangs dans la dernière parcelle et avec le beau temps annoncé pour la semaine prochaine, nous espérons pouvoir tout terminer d’ici une dizaine de jours.

     

    De votre côté, il ne vous reste plus qu’aujourd’hui pour participer au concours de la grosse patate, et vous avez encore toutes vos chances parce que personne n’est dans le mille. A ce propos, nous avons eu un record aujourd’hui, une patate de 837g ! Ca c’est une belle patate !

    Et pour tous ceux qui nous lisent au travail, juste de quoi vous donner envie de reprendre des vacances :

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    C'est Molène, à l'arrière-plan.

    En parlant de vacances, nous allons bientôt ouvrir les réservations pour la saison 2012 des chambres d'hôtes (comme ça vous aussi, vous pourrez avoir ce genre de photo en fond d'écran...), mais il faut d'abord que l'on finisse la récolte des patates parce que sinon je n'aurai pas le temps de vous envoyer les contrats de réservation. Oui parce que mon chef, il ne m'a même pas installé Internet dans le tracteur. Remarquez, déjà que j'arrive pas à répondre au téléphone et à rouler droit, alors avec Internet, c'est un coup à sortir des patates carrées !

    Enfin, d'ici une dizaine de jours nous devrions avoir fini la récolte, et je pourrais alors mettre le planning des réservations en ligne et vous envoyer les papiers de réservation.

    Sur ce, n'oubliez pas la grosse patate,

    Grosses bises,

    Soizic.

     

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